Ouvrage paysager de gestion des eaux pluviales

Ouvrage paysager de gestion des eaux pluviales

Solution verte
Apporte de la fraîcheur et permet la croissance des végétaux

À l’échelle de la ville, l’eau de pluie, qui ne peut plus s’infiltrer, s’écoule presque exclusivement par le réseau d’égouts, où elle rejoint les eaux usées. C’est pourtant une eau douce vitale pour les plantes et les sols. Les ouvrages paysagers de gestion des eaux pluviales sont basés sur le principe de gestion à la source, au plus près de la surface qui reçoit les précipitations. Ils ralentissent les flux d’évacuation des eaux pluviales et peuvent potentiellement les infiltrer sur place. Les végétaux sont un des meilleurs moyens de lutte contre la surchauffe urbaine. Afin d'être pleinement autonomes, ils ont besoin de pleine terre et d’être correctement irrigués.

Baisse médiane de la température de l’air
-1,1°C

Délai des travaux
de 1 à 3 mois

Coût
de 30 à 500 € / m²

Gérer les eaux pluviales
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Prévenir les risques d'inondation
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Abriter la biodiversité
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Pourquoi réaliser des ouvrages paysagers en ville ?

Les ouvrages paysagers permettent de gérer efficacement le cycle de l’eau et d’assurer la croissance d’une végétation qui pourra restituer de la fraîcheur grâce à l'évapotranspiration, offrant ainsi une réduction locale de la température de l’air en ville.

Les arbres et la végétation procurent un ombrage essentiel, créant des zones plus fraîches et un meilleur confort thermique pour les usagers.

À l'échelle du quartier, les ouvrages de gestion des eaux pluviales permettent de lutter contre le phénomène d’ICU grâce aux espaces végétalisés qu’ils rendent autonomes et efficaces.


Rafraîchissement attendu
  • Les ouvrages paysagers de gestion des eaux pluviales créent des milieux humides qui favorisent la croissance des végétaux. S’ils sont plantés d’arbres, ces ouvrages participent à l’ombrage et au maintient de l’humidité du sol.
  • Le processus d’évaporation génère un abaissement de la température locale et une augmentation de l’humidité relative de l’air, ce qui peut permettre de faire baisser la température ressentie.
  • L’efficacité de ces dispositifs est légèrement supérieure à celle d’une prairie. Toutefois, elle peut rester limitée en périodes de forte chaleur et de sécheresse. En été, ces dispositifs s’apparentent plus à une prairie qu’à un véritable espace en eau.
Découvrir les projets réalisés
Consultez les retours d’expériences de collectivités qui ont mis en place cette solution.
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Matériaux et coûts

Bordure ajourée
Bordure ajourée

Les bordures ajourées permettent de protéger la végétation du piétinement tout en ne faisant pas obstacle au chemin de l’eau de pluie vers les espace végétalisés (bordures ajourées, sciées, posées en créneau, gabions).

20 - 30 € HT / mètre linéaire
(fourniture et pose)

Structures alvéolaires ultra-légères
Structures alvéolaires ultra-légères

Les structures alvéolaires ultra-légères (SAUL), sont des systèmes modulaires polymères constitués de matériaux themoplastiques. Elles sont conçues pour stocker les eaux pluviales provenant de différentes sources telles que les toitures, les voiries, les parkings, ou encore les cours d'école. La principale fonction de ces structures est de permettre le stockage temporaire de l'eau pendant les précipitations intenses, facilitant ainsi sa réutilisation ultérieure pour des besoins tels que l'arrosage ou le nettoyage. Bien qu'efficaces, leur entretien doit être prévu dès la conception en raison d'un risque de colmatage avec le temps, étant généralement enfouies et donc difficiles d'accès.

200 - 500 € HT /
(fourniture et pose)

Tranchée d’infiltration
Tranchée d’infiltration

La tranchée d’infiltration est un ouvrage de faible profondeur rempli de granulats assurant un pourcentage de vide important. Les tranchées infiltrantes sont couplées à un système de rétention qui permet de stocker l’eau de pluie temporairement avant infiltration ou restitution à débit limité vers l’exutoire prévu. Ces ouvrages sont faciles à mettre en œuvre et ont un faible coût à la réalisation et à l’exploitation.

100 - 200 € HT / mètre linéaire
(fourniture et pose)

Tranchée drainante
Tranchée drainante

C’est un ouvrage simple qui permet de stocker et d’infiltrer l’eau pluviale. Dans cet aménagement linéaire et peu profond, le fond et les bords sont protégés par un géotextile pour éviter le colmatage. Elle est ensuite remplie de matériaux granulaires (graves poreuses, billes d'argiles, SAUL, etc.). La partie superficielle peut être recouverte de pelouse ou d’un revêtement perméable.

10 - 20 € HT / mètre linéaire
(fourniture et pose)

Puits d’infiltration
Puits d’infiltration

Les puits d'infiltration des eaux pluviales stockent et évacuent temporairement l'eau de pluie en la laissant s'infiltrer dans le sol perméable. Ils recueillent l'eau via une chambre de décantation, utilisant des matériaux filtrants et une doublure en géotextile pour filtrer les éléments polluants. Souvent associés à d'autres techniques de stockage, comme les tranchées drainantes, ils existent en deux types principaux : puits comblés et puits creux. Ces structures augmentent ainsi la capacité de stockage des eaux pluviales dans les zones où les espaces verts sont restreints.

300 - 400 € HT /
(fourniture et pose)

Noue d'infiltration végétalisée
Noue d'infiltration végétalisée

La noue d'infiltration est une légère dépression végétalisée servant à gérer naturellement les eaux de pluie. Elle utilise un substrat drainant pour favoriser l'infiltration de l'eau dans le sol. Souvent présente dans les espaces verts ou les cours d'écoles, elle peut être utilisée pour délimiter des zones, créer des éléments ludiques ou marquer des espaces infranchissables. Les végétaux qu'elle abrite améliorent l'infiltration des eaux de pluie, dégradent certaines pollutions et favorisent la biodiversité. Alimentée par ruissellement diffus ou canalisations, elle peut être associée à une tranchée d'infiltration pour les terrains moins perméables. Cette méthode, adoptée pour soulager les réseaux de drainage classiques, est couramment intégrée dans les nouveaux projets, notamment autour des jardins pédagogiques des collèges.

100 - 200 € HT / mètre linéaire
(fourniture et pose)

Jardin de pluie
Jardin de pluie

Un jardin de pluie est une zone peu profonde et végétalisée, intégrée dans la gestion des eaux pluviales pour le traitement et le stockage. Solution hybride entre bande filtrante, noue ou bassin sec, il offre une double fonctionnalité : d'abord, celle d'un espace paysager, puis celle d'un système de gestion écologique des eaux de ruissellement, basé sur la bio-rétention. La bio-rétention tire parti des processus naturels pour contrôler la qualité et la quantité des eaux, en exploitant les propriétés des plantes et des micro-organismes du sol. Le jardin de pluie stocke, favorise l'évapotranspiration et l'infiltration des eaux pluviales, et peut réguler leur évacuation. Ces espaces, souvent dédiés à l'aspect esthétique, se transforment en ouvrages de traitement des eaux tout en assurant une gestion maîtrisée des quantités d'eaux pluviales.

200 - 500 € HT /
(fourniture et pose)

Géotextile
Géotextile

Un géotextile est un matériau non-tissé utilisé pour empêcher le colmatage du système de drainage par les particules du substrat. Il retient les fines particules de sol, tout en permettant à l'eau de s'écouler, fournissant ainsi un environnement optimal en termes d'humidité pour les racines des plantes. Pour éviter tout endommagement par les racines, un second géotextile traité anti-racines est généralement superposé au premier. Il est aussi utilisé dans les espaces de rétention en gravier, pour gérer les volumes d'eaux de pluie qui ruissellent sur la voirie, les trottoirs, les pistes cyclables, places de stationnements, cour ou toit d'école, etc.

2 - 10 € HT /
(fourniture et pose)


Coût d'entretien
Coût d'entretien
10 - 30 € HT /
par an

Mise en œuvre et travaux

Bilan hydrologique

 Ce bilan est nécessaire pour concevoir et dimensionner la taille de l’ouvrage par rapport aux pluies attendues. Une surverse permet de gérer le trop-plein d’eau éventuel en l’évacuant dans le réseau d’égouts. Le dimensionnement des ouvrages relève de la compétence de bureaux d’études spécialisés dans les techniques alternatives.

Etude du climat actuel et futur

Etude du climat actuel et futur pour choisir des végétaux adaptés et dimensionner l’ouvrage afin qu’il puisse gérer des inondations.

Etude de sol

L’étude est réalisée par sondage à la tarière ou par creusement d’une fosse. Elle permet de déterminer la nature du sol et d’évaluer sa perméabilité. Si l’infiltration n’est pas possible ou non souhaitée, elle peut être déportée vers une zone d’infiltration proche ou stocké dans une structure réservoir pour réutilisation.
La rétention de l’eau est prévu dans ces aménagements pour absorber des pluies fortes et répétées. L’eau percole doucement en quelques heures. En moyenne, les ouvrages de gestion intégrée sont inondés 2 jours par an (Graie, 2015).

Connaître l’état d’encombrement du sous-sol

Demander le dévoiement des réseaux si possible. Sinon les prendre en compte dans la conception de l’ouvrage (protection / végétaux avec réseau racinaire adapté).

Désimperméabilisation

Désimperméabilisation si besoin de la surface qui va accueillir l’ouvrage paysager: découpe de l’enrobé ou du béton aux dimensions de l’ouvrage.

Terrassement

Création d’une dépression dans le sol et mise en place d’un fond de forme.

Tranchée d’infiltration

Cette tranchée permet à la pluie d’être absorbée directement par la terre, au pied des végétaux, au lieu de ruisseler dans la rue et de se déverser par les caniveaux dans les égouts et les réseaux d’assainissement.

Reprise de voirie

Nivellement fin des surfaces entourant l’ouvrage pour y diriger le ruissellement ou le fil d’eau du caniveau. Mise en place éventuelle de bordures qui ne font pas obstacle au chemin de l’eau de pluie (bordures ajourées, sciées, posées en créneau, gabions).
Les ouvrages peuvent être raccordées au réseau d’assainissement afin que le surplus d’eau ne ruisselle pas sur la voirie en cas de débordement.

Maintenance

Dans le cas de l’installation d’un massif creux, l’entretien nécessite une fauche seulement 1 à 2 fois par an.

Gestion de l'entretien

Il est important de clarifier la gestion à l’interface entre les compétences de l’assainissement et des espaces verts car elle peut s'avérer parfois complexe.

Points de vigilance
  • Il faut prévoir un budget d’entretien. Les zones en creux sont malheureusement propices à l’accumulation de déchets.
  • Un arrosage peut être nécessaire temporairement pour assurer la reprise des plantes.
  • Mettre en place une coordination efficace des interventions de gestion, d’entretien par les différents services concernés (eau, espaces verts, entretien…). L’organisation, souvent complexe, est source d’illisibilité pour les citoyens comme pour les techniciens et conduit à des pratiques contradictoires et une mauvaise gestion de l’ouvrage.
  • Les ouvrages doivent être protégés des véhicules: potelets métalliques, barrières en métal, mobilier urbain, etc.
  • Sensibiliser au fait que l’aspect visuel de l’ouvrage paysager va varier selon les saisons. Selon les espèces, certains plants qui peuvent paraitre presque "morts" à la fin de l’été, reprendront en automne ou en hiver.
  • Tout nouveau projet d’aménagement doit faire appel aux techniques alternatives/gestion intégrée, mais celles-ci doivent également être mises en place lors d’opérations de renouvellement urbain, de requalification de l’espace public ou de réaménagement de voiries existantes.
  • Les sels de déneigement sont à proscrire dans les cas où ils pourraient être entrainés par les eaux de ruissellement vers les végétaux, car ils présentent des risques graves pour ces derniers.
Oups !
Oups ! La solution que vous avez déployée ne fonctionne pas comme prévu ? Pas de panique !
Retrouvez bientôt ici les conseils et les solutions complémentaires rapides et faciles à mettre en œuvre qui vous permettront de rétablir la situation en un rien de temps.

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