Vague de chaleur : répondre à l'urgence, rafraîchir durablement son territoire

Mis à jour le 06/07/2026

En juin 2026, la France bat tous ses records de chaleur. Les 24 et 25 juin sont les journées les plus chaudes jamais enregistrées depuis le début des relevés météorologiques en 1900. L’indicateur thermique national atteint 30°C en moyenne sur 24h et les températures maximales dépassent 40°C sur une grande partie du territoire. D'ici 2050, ces épisodes pourraient se produire sur une fenêtre de mai à septembre et durer jusqu’à deux mois consécutifs.

Qu’est-ce qu’une vague de chaleur ?

Une vague de chaleur se caractérise par des températures nettement supérieures aux normales pendant plusieurs jours. En France, on parle de vague de chaleur lorsque la température moyenne quotidienne dépasse 25,3 °C. Quand ces températures élevées persistent de jour comme de nuit pendant au moins 3 jours et constituent un risque sanitaire, on parle de canicule, une notion évaluée département par département.
Source : Météo-France

Lorsqu'une vague de chaleur frappe, des premières actions sont possibles pour faire face à la situation de crise. Elles ne se substituent pas à une stratégie de rafraîchissement de long terme, elles contribuent à limiter les risques pour les personnes les plus vulnérables.

Pour aller au-delà de l'urgence et lutter durablement contre la surchauffe urbaine, Plus fraîche ma ville met à disposition des collectivités les outils qui permettent de bâtir les projets adaptés aux besoins de leurs territoires.

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Identifier en priorité les personnes les plus à risque

Tous les habitants ne sont pas égaux face à la chaleur. Les personnes âgées, les enfants, les femmes enceintes, les travailleurs en extérieur et les habitants de logements mal isolés présentent des risques significativement plus élevés. Habiter sous les toits multiplie par 4 le risque de décès lors d'une canicule.

Identifier ces populations sur le territoire et mettre en place des dispositifs de protection est le premier réflexe à avoir.

Des solutions mobilisables rapidement face aux vagues de chaleur

En situation de crise, certaines actions ou solutions rapides à mettre en œuvre peuvent limiter l’inconfort thermique. Elles gagnent néanmoins en efficacité quand elles s'inscrivent dans une stratégie plus globale.

Adapter les comportements : un premier rempart contre la chaleur

  • Adapter les comportements individuels : Ajuster les horaires d'activité, limiter les efforts physiques aux heures les plus chaudes, s'hydrater régulièrement. Des mesures à diffuser largement auprès des habitants et des agents.
  • Organiser une réponse collective : Signaler les personnes isolées, adapter les horaires des services publics, mobiliser des acteurs de proximité. La solidarité de voisinage est un levier essentiel en période de crise.
  • Cartographier les refuges climatiques existants : Recenser et informer sur les lieux frais déjà accessibles (bâtiments publics, espaces verts, points d’eau, commerces climatisés) où les populations peuvent trouver du réconfort thermique pendant les vagues de chaleur.

S’équiper pour protéger bâtiments et espaces publics

  • Protéger le bâtiment du soleil avec des structures d’ombrages sur les façades (volets, films de protection solaire, stores, auvents, etc.) : Une manière de limiter la hausse de la température à l’intérieur et de garder la fraîcheur en interceptant le rayonnement solaire avant qu'il ne pénètre à travers les surfaces vitrées sans consommer d’électricité.
  • Installer des structures d'ombrage dans les espaces extérieurs fréquentés (voiles, pergolas, toiles tendues, auvents, etc.) : L’objectif est de limiter les rayonnements solaires directs pour protéger la santé et préserver les activités essentielles pendant les fortes chaleurs. Elles sont particulièrement pertinentes dans les cours d'école, les parcs de jeux, les places accueillant des manifestations ou les infrastructures sportives.

La climatisation : quand y recourir et comment ?

Lors des vagues de chaleur, la priorité est de protéger les personnes les plus vulnérables (enfants, personnes âgées, malades, travailleurs exposés). La première réponse est de limiter la surchauffe des bâtiments : volets fermés en journée, aération nocturne ou très tôt le matin, brasseurs d'air, ventilateurs.

Lorsque ces solutions ne suffisent pas ou sont impossibles, la climatisation peut être nécessaire. Tous les équipements ne se valent pas. Les pompes à chaleur air-air réversibles, par exemple, donnent de bons résultats en termes d’efficacité énergétique car elles assurent le chauffage en hiver et le rafraîchissement en été. Elles peuvent à ce titre bénéficier d’aides publiques. Les climatiseurs mobiles, souvent achetés dans l’urgence, sont moins efficaces et peuvent coûter jusqu’à trois fois plus cher à l’usage : à réserver aux situations de crise dans les établissements accueillant du public pour protéger la santé des habitants.

Quel que soit l’équipement, l'usage fait toute la différence : régler la consigne à 26°C plutôt que 23°C permet de diviser par trois la consommation. Par ailleurs, un recours massif et non maîtrisé à la climatisation peut intensifier localement le phénomène d’îlot de chaleur urbain et faire augmenter les températures extérieures.

En savoir plus sur l’utilisation raisonnée de la climatisation

Au-delà de l’urgence estivale : intégrer le rafraîchissement urbain dans tous les projets d’aménagement

Si les réponses d'urgence sont parfois indispensables, elles ne permettront pas de transformer durablement les espaces urbains pour préserver la santé publique et la qualité de vie des habitants.

La surchauffe urbaine est causée par plusieurs facteurs : morphologie urbaine, manque de végétation, surfaces minérales sombres, voitures thermiques, chauffage à partir d’énergies fossiles, etc. Elle ne se résout pas avec une seule solution “miracle”, et appelle une combinaison d'interventions sur la végétation, l'eau, les matériaux et les usages qui nécessite la mobilisation et la coordination transversale des services de la collectivité.

Rues, écoles, places, équipements sportifs : le rafraîchissement urbain peut s'intégrer dans tous les projets de la commune. Chaque choix d'aménagement est susceptible d'amplifier ou de réduire la chaleur ressentie par les habitants.

Plus fraîche ma ville permet de ne pas partir d'une page blanche :
  • 45 solutions éprouvées, filtrées par type d'espace, délai de mise en œuvre et coût ;
  • Calcul de coefficient de rafraîchissement urbain d’un site pour identifier les priorités d'action ;
  • Aide au choix de la méthode de diagnostic adaptée à la situation et aux moyens de la collectivité ;
  • Premières estimations budgétaires et identification des aides financières mobilisables ;
  • Plus de 60 retours d'expérience de collectivités ayant mené des projets de rafraîchissement urbain

Chaque ville possède sa propre “signature thermique”. Plus fraîche ma ville est un service qui propose une boîte à outils accessible (données territoriales, retours d'expérience, expertise de l'ADEME et de ses partenaires) pour se poser les bonnes questions avant d'agir.

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